Abonnez-vous à notre liste d'envoi

« Le Canada peut, dans une atmosphère cordiale et constructive, demander au gouvernement chinois de résoudre la situation du Tibet. »

La Chine refuse tout traitement médical à Hu Jia, le dissident gravement malade

16 avril 2010

Parlement Européen 12 Avril 2010

http://www.europarl.europa.eu/news/public/story_page/015-72457-109-04-17-902-20100412STO72456-2010-19-04-2010/default_fr.htm 

Lauréat du Prix Sakharov pour la liberté de pensée en 2008, Hu Jia croupit en prison depuis décembre 2007. Malgré son jeune âge (36 ans,), sa santé décline rapidement : il souffre d'une cirrhose du foie qui pourrait dégénérer en cancer. Néanmoins, les autorités chinoises lui refusent un traitement médical adéquat. Sa demande de liberté conditionnelle a été également rejetée. Les députés européens s'en inquiètent.

« Hu Jia doit être transporté d'urgence à l'hôpital, les autorités chinoises doivent en donner l'autorisation sans retard », s'inquiète la Finnoise Heidi Hautala (Verts), présidente de la sous-commission parlementaire des droits de l'homme du Parlement européen. Le militant, fervent défenseur des malades du SIDA, de la cause environnementale et des droits civiques, purge actuellement une peine de trois ans et demi de prison pour « incitation à la subversion ».
Les lois chinoises permettent une libération conditionnelle pour raisons médicales. Saisies par deux fois par sa femme Zeng Jinyan, les autorités de Pékin ont cependant estimé que les conditions requises n'étaient pas respectées. Hu Jia ne peut donc pas bénéficier du traitement dont il a besoin pour éviter que sa cirrhose ne dégénère en cancer.
Des violations répétées des droits de l'homme et du droit international
« Dans le cas de maladies graves, l'accès à des soins de santé adéquats est un droit de l'homme essentiel », souligne Heidi Hautala. L'Italien Crescenzio Rivellini (Parti populaire européen), président de la délégation avec la Chine, rappelle par ailleurs que le Parlement européen se positionne - et se positionnera - toujours du côté des défenseurs des droits de l'homme, « en Chine comme ailleurs dans le monde ».
Ces deux députés européens appellent la Chine à respecter les normes minimales des Nations unies pour le traitement des prisonniers. De plus, tout acte visant à infliger une souffrance physique ou mentale peut être qualifié de torture selon la Convention des Nations unies contre la torture et les autres traitements cruels, inhumains ou dégradants.
La Chine finira-t-elle par se plier au droit international ? La sous-commission des droits de l'homme du Parlement européen va continuer à surveiller la façon dont elle applique les conventions internationales qu'elle a, rappelons-le, signé.

Bureau National du CCT 1425, boul. René-Lévesque Ouest, 3e étage, Montréal (Québec) H3G 1T7 Canada
T: (514) 487-0665   ctcoffice@tibet.ca
Développé par plank