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« La paix ne peut prendre racine tant que les droits de la personne sont bafoués. Comment la paix peut-elle régner alors que le simple fait de dire la vérité constitue un crime? »

L'UE demande instamment à la Chine de libérer un dissident condamné

17 juin 2010

 France Tibet 15 Juin 2010 

http://tibet.fr/site/index.php?itemid=11321 

BRUXELLES - L'Union européenne a condamné vendredi la peine de prison de cinq ans qui a été prononcée à l'encontre d'un dissident chinois, Tan Zuoren, en expliquant que sa condamnation pour subversion était une atteinte à sa liberté de parole et aux normes internationales d'équité.
L'UE a déclaré qu'elle "regrettait profondément" que "les appels internationaux à la réouverture de l'affaire aient été ignorés" et Bruxelles a exhorté Pékin à libérer inconditionnellement Tan.
Cette semaine, le Tribunal supérieur provincial du Sichuan a confirmé la condamnation à cinq ans d'emprisonnement de Tan pour subversion, qui fait suite à son enquête sur la mort d'enfants écrasés dans leurs écoles pendant le séisme de 2008 au Sichuan.
Il a été condamné en Février sur une accusation vaguement définie d'incitation à la subversion du pouvoir d'Etat.
Le rejet du droit qu'a Tan de faire appel de son Jugement a démontré la détermination du gouvernement chinois d'anéantir et de taire toutes les questions relatives aux raisons pour lesquelles tant d'écoles se sont effondrées pendant le séisme, entrainant la mort de 90.000 personnes.
Selon les chiffres officiels, près de 7.000 salles de classe se sont effondrées, tuant 5.335 étudiants, mais le gouvernement a refusé de répondre aux plaintes relatives à la mauvaise construction des écoles et à l'absence d'issues de secours et d'autres caractéristiques de sécurité de base qui faisaient défaut.
Tan a mené sa propre enquête concernant 64 écoles qui ont été aplaties par le séisme d'une magnitude de 7,9 sur l'échelle de Richter qui a frappé une large bande de montagne dans le sud-ouest de la Chine et du plateau tibétain.
Il a évalué à plus de 5.600 le nombre d'élèves qui ont péri ou qui ont été portées disparus.
Les plaintes qui ont été déposées relativement à la construction des écoles ont été déposées après qu'ils se soient rendu compte que les salles de classe se sont effondrées alors même que les bureaux du gouvernement et d'autres bâtiments à proximité sont restés intactes. 

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