Des témoignages en provenance du Tibet rapportent que les autorités chinoises ont imposé de sévères restrictions à la libre circulation et à d’autres activités à Lhassa. L’armée chinoise a également accru sa présence dans les trois principaux monastères de Sera, Drepung et Ganden, près de Lhassa, ces mois derniers.
Les troupes chinoises patrouillent dans la zone du marché de Lhassa et les monastères de Tsuklakhang (Jokhang), du Potala et de Ramoché.
Les Tibétains, y compris les moines et nonnes de l’extérieur de Lhassa, sont désormais tenus d’avoir des cartes d’identité pour entrer dans la ville. Des témoignages disent que des gens sont empêchés d’entrer, en dépit de la possession des documents appropriés.
Ces mesures sont les dernières restrictions imposées par les autorités chinoises, visant à limiter les libertés fondamentales et religieuses du peuple tibétain. L’ingérence chinoise a affecté la structure traditionnelle des monastères tibétains, avec les limites d’âge imposées aux moines et leur nombre restreint.
Les moines sont aussi tenus d’obtenir l’autorisation des autorités locales pour mener des cérémonies traditionnelles, y compris les prières rituelles dans les villages et les maisons. Les Tibétains ne sont pas non plus autorisés à posséder des photographies du Dalaï Lama dans la "Région Autonome du Tibet", tandis que l’entrée dans le palais du Potala, siège traditionnel du Dalaï Lama, où des prières sont offertes par des gens de tout le Tibet, est également limitée.
Source : The Tibet Post International, 3 mai 2013.