Le Canada n'a aucune intention d'imposer un "code de conduite" à ses athlètes pour limiter leur liberté de parole sur la question des droits de l'Homme en Chine lors des Jeux Olympiques de Pékin, a indiqué lundi une responsable de la délégation olympique.
"Nous n'avons vraiment aucune intention d'imposer un code de conduite au sujet des commentaires politiques de nos athlètes", a déclaré à l'AFP Sylvie Bernier, chef de la mission canadienne pour les JO de Pékin. "On a toujours dit qu'on croyait à la liberté d'opinion. Les athlètes ont le droit d'avoir leur opinion", a ajouté Mme Bernier tout en soulignant que la priorité pour elle-même comme pour les athlètes canadiens serait que ces derniers "réalisent la performance de leur vie".
Mme Bernier était interrogée sur la décision du Comité olympique britannique (BOA) d'interdire à ses représentants de s'exprimer sur des sujets sensibles. Les organisations de défense de la liberté de la presse, Reporters sans frontières (RSF), et Article 19, ont appelé le BOA à revoir sa position et demandé au prochain comité exécutif des Comités olympiques européens, le 20 février à Lausanne, de prendre position sur cette question.
"Cette affaire est révélatrice du manque de courage qui caractérise certains responsables du mouvement olympique aujourd'hui", ont estimé les deux organisations dans un communiqué commun.