Cyberpresse 8 avril 2008 http://www.cyberpresse.ca/apps/pbcs.dll/article?AID=/20080408/CPMONDE/80408131/1033/CPMONDE&template=printart&print=1
La Chine a expulsé 15 réfugiés vers leur pays d'origine, où leur vie pourrait être menacée, dans ce qui apparaît comme une campagne sécuritaire menée avant les Jeux olympiques, a annoncé mardi le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Les expulsés ont été renvoyés en Irak, au Sri Lanka et au Pakistan, des pays où ils courraient le risque d'être persécutés et où leur vie pourrait être menacée, selon Jennifer Pagonis, porte-parole du HCR.
Les expulsions ont eu lieu depuis le début de l'année, la dernière en date, celle d'un garçon de 17 ans renvoyé au Pakistan, remontant à la semaine dernière, a précisé Mme Pagonis à Genève. «Nous avons demandé des précisions aux autorités chinoises sur les circonstances entourant cette expulsion», a-t-elle souligné. «Nous n'avons pas eu de réponse.» Le HCR craint que la Chine n'ait dans cette affaire enfreint ses obligations internationales, selon Mme Pagonis.
Ces expulsions semblent liées «à la campagne de sécurité» menée par la Chine avant les Jeux de Pékin, précise la porte-parole du HCR. Ces expulsions suscitent la peur parmi les 180 réfugiés qui vivent en Chine, principalement à Pékin.
La Chine a ratifié la convention de 1951 relative au statut des réfugiés, par lequel les pays signataires s'engagent à s'abstenir de renvoyer des personnes dans leur pays d'origine si elles ont des raisons crédibles de craindre des persécutions, actes de torture et d'autres mauvais traitements.
«Nous sommes toujours préoccupés lorsque des réfugiés sont renvoyés dans leur pays d'origine», a déclaré Mme Pagonis. «C'est quelque chose qui ne devrait pas se produire.»